« L'homme qui veut s'instruire doit lire d'abord, et puis voyager pour rectifier ce qu'il a appris » (Giacomo Casanova)

“El hombre que quiere instruirse debe primero leer, y después viajar para rectificar lo que ha aprendido" (Giacomo Casanova)

Affichage des articles dont le libellé est Turismo / Tourisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Turismo / Tourisme. Afficher tous les articles

jeudi 12 octobre 2017

En route pour Cajamarca ! / De camino a Cajamarca

"Sans or on vit, sans eau on meurt" (mouvement de mobilisation citoyenne à Celendín)
"Sin oro se vive, sin agua se muere"

12 décembre 2015 
12 de diciembre 2015

Pour repartir de Rioja, on tente de faire du stop sous un soleil de plomb. Ca ne fonctionne pas, il semble que nous ne soyons pas sur le bon axe routier...! (l'occasion de préciser que dans les pays que nous visitons il n'y a pas autant de routes qu'en Europe, et aucun autoroute :)

Para dejar Rioja, intentamos hacer autostop bajo un sol abrasador. Con poco éxito, parece que no estamos en la carretera adecuada..! Cabe especificar que en los países que visitamos, no hay tantas carreteras como en Europa, y ninguna autopista :)

Street art, Rioja 


On opte finalement pour un combi pour atteindre Nueva Cajamarca, pas loin d'ici. Ce village est traversé par une grande avenue qui fourmille de véhicules et de boutiques, étals et autres vendeurs ambulants. On déguste un jus de canne à sucre extrait à l'arrière d'une moto-remorque, Valentin est devenu accro depuis la visite de l'exploitation ce matin !
Finalmente optamos por un combi para alcanzar Nueva Cajamarca, cerca de aquí. Este pueblo está atravesado por una gran avenida con vehículos y escaparates pululando y puestos y otros vendedores ambulantes. Degustamos un jugo de azúcar de caña extraído en la parte trasera de una moto-remolque, ¡Valentin se ha vuelto adicto desde la visita de la explotación esta mañana!

Vendeur ambulant de jus de canne à sucre 
Vendedor ambulante de jugo de caña de azúcar 
Il nous faut marcher un moment avant d'atteindre la sortie du village où nous commençons à faire du stop au niveau d'un feu rouge. Il y a beaucoup de trafic mais comme souvent, la plupart des gens semble se déplacer sur de courtes distances. Nous devenons l'attraction du coin, certains entament la discussion avec nous depuis leur moto-taxi ou leur voiture, d'autres vont jusqu'à nous lancer quelques pièces d’un air amusé alors que nous n'avons rien demandé ^^
Tenemos que caminar un largo rato hasta alcanzar la salida del pueblo donde empezamos a hacer dedo, a la altura de un semáforo. Hay mucho tráfico, pero como de costumbre, la mayoría de la gente parece desplazarse cortas distancias. Pronto nos convertimos en el centro de atención, algunos nos dan conversación desde sus moto-taxis o sus coches, otros llegan incluso a lanzarnos monedas entre carcajadas, sin que nosotros hubiéramos pedido nada...  ^^

Le soleil décline, Valentin propose de démarcher les conducteurs des camions stationnés à proximité. Marina demande à un conducteur accompagné de son fils et il accepte de nous emmener. Seul hic, il n'y a plus de place en cabine avec eux et nous devrons nous contenter d'une place en "couchette", c'est-à-dire allongés sur la cargaison de sacs de charbon !
El sol comienza a descender, Valentin propone hacer una prospección más directa, con los camiones estacionados cerca de aquí. Marina, colorada, pregunta un conductor acompañado de su hijo y acepta llevarnos. Pequeña contrariedad, no tiene espacio en la cabina y debemos contentarnos con una plaza en un camastro, es decir, ¡tumbados sobre la carga de sacos de carbón!

Séance d'autostop sous le soleil de fin de journée  
Sesión de autostop bajo el sol de última hora 

Le camion à remorque qui accepte de nous emmener...
El camión que acepta llevarnos... 

... sur la cargaison de sacs de charbon ! 
...sobre la carga de carbón!

... sur la cargaison de sacs de charbon ! 
...sobre la carga de carbón!
Finalement on n'est pas si mal, avec de l'air frais, des réserves de nourriture et un beau ciel étoilé. Nous traversons une vaste plaine avant d'attaquer la montagne boisée de l'Alto Mayo, comme à l'aller. Les heures passent et la température chute peu à peu mais il en faut plus pour décourager Marina dans son sommeil :)
En realidad, no estamos tan mal, con aire fresco, con algo de sustento y un bonito cielo estrellado. 

Nous dégustons des tamales (semoule de maïs fourrée à la viande ou aux olives et cuite dans une feuille de maïs ou de bananier) et des  humitas (semoule de maïs cuite sucrée ou salée cuite dans une feuille également) 
Probamos los tamales (pasta de maíz rellena de carne o aceitunas y asada en una hoja de maíz o de platanero) y humitas (pasta de maíz cocinada salada o dulce también en una hoja)

Tous les endroits sont bons pour se reposer un peu
Cualquier lugar vale para descansar
Le camionneur nous dépose à Pedro Ruiz vers minuit. Peu enclins à camper ici, nous décidons de continuer l'autostop. Rapidement un camion s'arrête, la chance est avec nous ! Du moins nous le pensions jusqu'à ce que le copilote nous demande si on a l'intention de payer pour aller jusqu'à Chachapoyas avec eux... On décline l'offre et le camion redémarre avant de s'arrêter quelques mètres plus loin. Les deux gaillards ont dû discuter et revenir sur leur décision car ils nous font monter à bord. Ils s'avèrent finalement très sympas et avides d'informations sur notre périple et nos pays d'origine, globalement très méconnus de la plupart des gens rencontrés jusqu'à présent. Comme souvent, le football européen s'avère et en particulier le championnat espagnol sont une thématique idéale pour briser la glace. Comme quoi des mecs qui courent après un ballon peuvent parfois avoir une réelle utilité sociale pour les voyageurs ! Le camion est gigantesque et flambant neuf, un mastodonte International qui tranche avec les véhicules que nous croisons depuis un mois et demi.
El camionero nos deja en Pedro Ruiz sobre medianoche. Poco convencidos a acampar aquí, decidimos continuar con el auto-stop. En seguida se detiene un camión, ¡¡¡la suerte está de nuestra parte!!! Por lo menos eso creímos, hasta que el copiloto nos pregunta si tenemos la intención de pagar para ir hasta Chachapoyas con ellos... Rechazamos la oferta y el camión arranca para detenerse de nuevo a escasos metros. Los dos hombretones debieron de discutir y echarse atrás, porque nos invitaron a subir a bordo :) Al final resultaron ser súper simpáticos y ávidos de información sobre nuestro periplo y nuestros países de origen, en general muy desconocidos por la mayor parte de la gente que nos hemos encontrado hasta hoy. Como de costumbre, el football europeo y en particular, la liga española, resultan ser temas infalibles para romper el hielo. Y pensar que unos tíos corriendo detrás de un balón pueden a menudo ser de gran utilidad social para los viajeros... El camión es gigantesco y resplandecientemente nuevo, un mastodonte Interntional que contrasta con los vehículos que nos hemos cruzado durante mes y medio.

Les deux compères nous déposent sur une petite place publique où nous plantons la tente pour la seconde fois du voyage. Il est deux heures du matin et la nuit sera courte car en plus de l'habituelle lumière matinale, un collectif en grève s'est regroupé pour manifester à côté de nous ! Après quelques pâtisseries, un tour dans le centre historique et un bon repas au restaurant végétarien que nous connaissons déjà, nous ne trouvons pas de combis pour poursuivre notre route. Epuisés, nous dormons sur un banc au beau milieu de la place publique. Grâce aux lampadaires et aux trublions nocturnes un peu éméchés, la nuit n'est guère plus réparatrice que la précédente... Demain sera un autre jour !
Los dos hokmbres nos dejaron en una pequeña plaza pública donde plantamos la tienda por segunda vez en este viaje. Son las dos de la madrugada y la noche será corta puesto que además de la usual luz matinal, nos despertamos entre gritos y escándalos... ¡un grupo de personas se han puesto a manifestarse a nuestro lado! Tras algunos pastelitos para levantar el ánimo, una vuelta por el centro histórico y un plato delicioso en un restaurnte vegetarino ya conocido, no conseguimos encontrar un combi para proseguir nuestra ruta. Agotados, nos acabamos durmiendo en un banco en medio y medio de la plaza pública. Gracias a las resplandecientes farolas  y a los alborotos nocturnos agravados por el alcohol,  esta noche es incluso menos reparadora que la anterior.... ¡Mañana será otro día!

Bien décidés à quitter définitivement Chachapoyas, nous nous rendons de bon matin à la station-service située à la sortie de la ville. Marina démarche les conducteurs qui font le plein d'essence et trouve rapidement un gros camion-benne dont le conducteur accepte de nous déposer plus bas dans la vallée, pile devant un magnifique étal de fruits tropicaux, l'occasion pour nous de découvrir de nouveaux fruits.
Ya decididos a dejar Chachapoyas atrás definitivamente, nos vamos de buena mañana a la gasolinera situada a las afueras de la ciudad. Le toca a Marina rondar a los conductores que van a llenar los depósitos y rápidamente encuentra un gran camión de descarga cuyo conductor acepta depositarnos valle abajo, justo delnte de un exhuberante puesto de frutas tropicales, ocasión que aprovechamos para degustar por primera vez nuevas y jugosas frutas, cuyos nombre desgraciadamente no llegamos a anotar...


Un trajet un peu tape-cul en camion benne
Trayecto golpea-culos en camión volquete

Un magnifique étal de fruits à large dominante tropicale
Magnifico puesto de frutas sobre todo tropicales
Nous voici au bord de la rivière Utcubamba, il fait très chaud et les rares voitures qui passent ne s'arrêtent pas. Faute de mieux on se rabat sur un taxi, une voiture break remplie de passagers et dont le toit croule sous les bagages coincées dans un filet. Plus loin, le chauffeur grimpe une piste caillouteuse en lacets et très escarpée (c'est un euphémisme !) pour déposer un client dans un village à flan de montagne près des ruines de Kuélap.
Pues aquí nos encontramos, al borde del río Utcunbamba, hace un calor sofocantes y los escasos vehículos que circulan, no se detienen. A falta de algo mejor, nos conformamos con un taxi, un vehículo familiar lleno de pasajeros con el techo hundido bajo el peso de los equipajes encajados sujetos bajo una red. Más lejos, el conductor asciende por una pista serpenteante pedregosa e inquietantemente empinada para dejar a un  cliente en un pueblo en la ladera de una montaña cerca de las ruinas de Kuélap, para redescender poco después...

Terminus à Yerbabuena (littéralement "bonne herbe"), pile le jour du marché hebdomadaire. Le village est en effervescence, la foule se dispute les enchères d'un vendeur de tapis et chacun fait ses provisions pour nourrir sa famille ou son bétail. 
Última parada: ¡Yerbabuena! Justo llegamos el día del mercado semanal. El pueblo está en ebullición, la multitud se disputa en una subasta callejera de un vendedor de alfombras (desde el interior de su propio remolque), y cada uno adquiere sus provisiones para alimentar a la familia o ganado. 

Rapidement, nous comprenons qu'il sera difficile de trouver des places dans un combis pour quitter le village car ces derniers sont pris d'assaut et les sièges réservés. Arrive le moment fatidique où Valentin tombe dans un traquenard : ni une ni deux et le voici attablé dans un bar miteux en compagnie d'une bande d'amis champions du lever de coude, ronds comme des queues de pelle ! La compréhension réciproque est pour le moins laborieuse mais ils ont le sens de l'accueil et enchaînent les tournées. Difficile de s'extirper de cette situation tandis que Marina commence à désespérer dans ses recherches de taxi. La serveuse est adorable et redouble de patience (ce n'est même pas sa boutique elle rend juste service à quelqu'un), elle aide Valentin à s'extirper de l'apéro et conseille Marina dans ses recherches tout en supportant les remarques des clients éméchés. Finalement un combi peut nous prendre mais gonfle les prix, si bien que nous hésitons jusqu'à ce qu'un homme pressé de partir insiste pour nous aider à payer. Dépassés par les événements, nous n'avons même pas pensé à immortaliser notre escale à Yerbabuena. Toujours est-il que nous parvenons finalement à rejoindre Leimebamba en passant à nouveau par une piste poussiéreuse. Comme souvent, on improvise complètement notre itinéraire et celui-ci ne doit pas être très prisé des touristes !
Enseguida nos damos cuenta de que nos va a resultar difícil encontrar plazas en un  combi para salir de la ciudad pues son asaltados y están ya reservados previamente. Y llega el momento fatídico en el que Valentin cae en una emboscada... Le sientan en una mesa en un bar cochambroso en compañía de un grupo de amigos (como diría mi amiga Gemma: ¡más cocidos que los langostinos!). El entendimiento entre ambas parte resulta cuanto menos laborioso, pero tienen un sincero sentimiento hospitalario y las rondas se suceden... Valentin es incapaz de salir de esa situación, mientras Marina ya se desespera en su búsqueda infructífera de taxis... La camarera del bar es adorable y llena de paciencia (ni siquiera es su local, está haciendo un favor al dueño), ayuda a Valentin a huir del convite, da consejos a Marina sobre el transporte mientras soporta los comentarios de la clientela achispada....
Por fin un combi nos puede llevar, pero infla los precios y, mientras dudamos y debatimos las opciones, un hombre apurado insiste en ayudarnos a pagar nuestra parte para salir cuanto antes. Desbordados por los acontecimientos, no llegamos ni a pensar en inmortalizar la escala en Yerbabuena. Esta situación se alarga hasta que por fin alcanzamos Leimebamba pasando de nuevo por una pista polvorienta. Como ya es costumbre, improvisamos completamente nuestro itinerario y éste no debe de ser muy preciado por los turistas...!

NIÑA HOMBRE DEL SACO

La jolie église située sur la place centrale de Leymebamba
La bonita Iglesia situada en la plaza central de Leymebamba

Sapin de Noël en bouteilles plastique sur la place du village : un exemple de do it yourself original et esthétique !
Árbol de Navidad de botellas de plástico en la plaza del pueblo: ¡ejemplo de do it yourself  original y artístico!
C'est parti pour une séance de stop à la sortie du village. Echec total, personne ne semble quitter cet endroit et on finit donc par se faire une raison à la tombée de la nuit. On réserve deux places dans un combi qui partira à 22 heures en direction de Celendín. En attendant nous prenons plaisir à observer la place centrale du village le plus animé que nous ayons vu jusqu'à présent. Chacun vaque à ses occupations ; entre les fidèles qui se rendent à la messe du soir, les répétitions du groupe de musique et de la chorale, la vendeuse ambulante d'œufs de cailles installée au coin de la place avec son bébé dans les bras, un vieillard pied nu qui fait les cent pas en parlant tout seul, les enfants qui se courent après, l'animation de ce petit village reculé fait plaisir à voir.
Ahora toca un nueva sesión de autostop a la salida del pueblo. Fracaso absoluto. Nadie parece salir de este lugar  y nos acabamos resignando al caer la noche. Reservamos dos plazas en un combi que saldrá las 22h en dirección a Celendín. Mientras tanto, nos deleitamos observando el bullicio de la plaza central del pueblo más animado que hemos visto hasta ahora. Cada uno está a lo suyo, entre los fieles que se dirigen a las misa de noche ,los ensayos del grupo de música y del coro, la vendedora ambulante de huevos de codorniz asentada en la esquina de la plaza con su bebé en brazos, un pobre anciano descalzo que camina de un lado para otro entre susurros que nadie escucha, los niños que se persiguen entre carcajadas y gritos... la animación de este pequeño y recóndito pueblo resulta agradable de observar.

Le combi arrive en retard et comme toujours il est rapidement plein à craquer. Valentin atterrit sur un siège strapontin sans se douter qu'il s'agira sans doute du trajet le plus éprouvant de notre voyage. Pour atteindre Celendín, dernière étape avant Cajamarca, il faut emprunter une piste chaotique qui serpente comme nulle autre. Il fait nuit et nous avons cruellement besoin de sommeil mais il nous est impossible de dormir ni même d'admirer la vue, que nous imaginons vertigineuse par endroits. Il nous faudra plus de six heures pour parcourir les 144 kilomètres qui séparent Leimebamba de Celendín !!! Dire que certains passagers et conducteurs effectuent ce trajet régulièrement, voilà une pensée qui aide à relativiser notre peine.
El combillega con retraso y como siempre, rápidamente se satura por completo. Valentin aterriza en un asiento plegable sin percatarse de que se tratará sin duda alguna del trayecto más extenuante de nuestro viaje. Para alcanzar Celendín, última etapa antes de Cajamarca, hemos de tomar una pista caótica que serpentea como ninguna otra. Es de noche y sentimos una necesidad impetuosa de descansar, pero nos es imposible dormir y ni siquiera de admirar el paisaje, que imaginamos vertiginosa por lugares. ¡¡¡Nos harán falta más de 6 horas para recorrer los 144 kilómetros que separan Leimebamba de Celendín!!! Cabe destacar que algunos pasajeros y conductores efectúan este trayecto regularmente, pequeño pensamiento que ayuda a relativizar nuestra desgracia.

Zig-Zag serait un euphémisme... ^^ Plus de 6 heures pour parcourir 144 km !
Zig-zag sería un eufemismo.... ¡Más de 6 horas para recorrer 144 km!
Nous arrivons à Celendín vers quatre heures du matin, exténués. Le village est tristement connu pour sa lutte acharnée contre l'implantation d'une mine d'or par une société d'exploitation du Colorado (la face cachée du "rêve américain" ?). Car une mine ça crée de l'emploi et ça rapporte gros à quelques chefs de fil de la corruption, mais ça exproprie les communautés locales et ça épuise et pollue la plus vitale des ressources : l'eau. En 2012, cinq manifestants ont été tués par la police (dont un adolescent de 16 ans), payant de leur vie ce combat contre l'or. "Ironie de l’Histoire, en 1533, dans la ville même de Cajamarca, les conquistadors espagnols réclamaient aux Incas une chambre remplie d’or en échange de la vie de leur empereur Atahualpa. Après avoir reçu le colossal trésor, les conquistadors ont tué l’empereur. Aujourd’hui, les Cajamarquinos paient une nouvelle fois de leur vie pour ce métal précieux" (extrait de l'article suivant : https://reporterre.net/L-eau-ou-l-or-Au-Perou-la-lutte-des-peuples-contre-des-mines-devastatrices).
Llegamos a Celendín sobre las 4 de la madrugada, agotados. El pueblo res tristemente conocidos por su lucha encarnada contra la implantación de una mina de oro por una sociedad de explotación de El Colorado (¿la cara oculta del "sueño americano?"). Una mina crea empleo, y 

Nous marchons jusqu'à la sortie du village en direction de Cajamarca et repérons une station-service, point stratégique par excellence pour qui voyage a dedo, comprenez "à doigt". A notre arrivée une camionnette fait le plein et nous demandons aux deux hommes s'ils peuvent nous déposer à Cajamarca. Ils acceptent tout de suite et nous montons dans la benne vide. Accentué par la vitesse du véhicule, le vent souffle à nous glacer jusqu'à l'os. Malgré l'aubaine de trouver une vieille couverture en laine dans la benne, nous grelottons et claquons des dents comme jamais. Peu à peu, le ciel étoilé laisse la place à l'aube que nous attendions tant. Bénis soient les premiers rayons du soleil qui pointe à l'horizon !! En cours de route un autre passager se joint à nous ; les chauffeurs le connaissent-ils ou acceptent-ils gracieusement tous les autostoppeurs qui se présentent ? Plus nous descendons et plus le paysage devient verdoyant et pâturé. Deux heures et demi plus tard, nous arrivons à Cajamarca où une surprise nous attend : pour la première fois du voyage les conducteurs nous demandent de leur payer (chèrement) le trajet. Voilà donc la réponse à notre précédente question. Pas de chance pour eux, nous n'avons plus un sou en poche et ils doivent quand à eux se presser pour aller au travail. Nous les gratifions d'un simple remerciement et de nos trois derniers soles avant de laisser derrière nous leur esprit mercantile.

mardi 7 février 2017

Reserva Santa Elena / Réserve Santa Elena

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même

(George Sand, Poème à Aurore)

La naturaleza es todo lo que vemos,
Todo lo que queremos, todo lo que amamos.
Todo lo que sabemos, todo lo que creemos,
Todo lo que sentimos en uno mismo.

Ella es bella para el que la ve,
Ella es buena para el que la ama,
Ella es justa cuando se cree en ella
Y se respeta en uno mismo.

Mira el cielo, Él te ve,
Abraza la Tierra, Ella te ama.
La verdad es lo que creemos
En la naturaleza que eres tú mismo.

(George Sand, Poema a Aurora)

Il est temps pour nous de quitter Tarapoto (voilà un moment qu'on y est avec tous ces rebondissements !). Sous les conseils de Lenin, nous partons visiter la Reserva Santa Elena, une forêt inondable au carrefour des eaux du Rio Mayo et du Rio Romero. Lenin y a déjà tourné une vidéo de promotion du projet ; en y allant de sa part nous pourrions espérer une réduction.
Ya es hora de dejar Tarapoto atrás (¡nos ha costado!). Siguiendo los amables consejos de Lenin, nos dirigimos hacia la prometedora reserva Santa Elena, un bosque inundable en el cruce de las aguas del río Mayo y el río Romero. Lenin ya rodó ahí un vídeo para promocionar el proyecto; al ir de su parte nos espera un agradable recibimiento.

Nous arrivons à Rioja (toujours dans la province de San Martín) en combi, ces petits vans qui constituent le principal moyen de transport dans les villes et la campagne péruviennes, après deux heures de route. La nuit va bientôt tomber, nous nous rendons au poste de police pour savoir où nous pourrions camper. On nous oriente vers une sorte de "parc de divertissement" dont le propriétaire est un ancien de la police, il sera sûrement d'accord pour nous laisser occuper les jardins. On marche un bon moment, nous éloignant du centre ; le bitume laisse rapidement place aux chemins de terre. On trouve le parc mais il est fermé ! Un habitant nous conseille de ne pas nous éterniser par ici et on rebrousse chemin lorsqu'un homme nous interpelle : "Bonjour, si vous le souhaitez je possède une maison inoccupée en ce moment, vous pourriez y dormir à l'abri". On discute avec lui afin de mieux le cerner et de juger de l’honnêteté de sa proposition. Nous finissons par accepter ce coup de main bienvenu. Il passe chez lui, prend un trousseau de clé et nous emmène à une centaine de mètres de là, dans une maison délabrée et vide depuis quelques mois. Le doute s'empare de nous quant à la bonté de cet homme mystère. Au moins nous aurons un toit pour passer inaperçus et être à l'abri d'éventuelles précipitations. Il est tard, cette demeure aux allures de maison hantée ou de repère de dealers ne nous découragera pas à piquer un somme bien mérité !
Llegamos a Rioja (aún en la provincia de San Martín) en combi, estas furgonetas pequeñas que constituyen el principal transporte urbano e inter urbano peruano, tras dos horas de trayecto. Va a anochecer pronto, por lo que vamos directos a la comisaría para que nos digan dónde podríamos acampar. Nos indican a una especie de parque de juegos cuyo propietario es un policía retirado, por lo que estará seguramente de acuerdo en dejarnos ocupar sus jardines. Andamos un buen rato alejándonos del centro; el asfalto es rápidamente reemplazado por caminos de tierra. Y por fin encontramos el parque… ¡cerrado! Un paisano nos aconseja que no merodeemos por la zona, así que damos media vuelta y un hombre se nos acerca: “Buenas noches, si os interesa tengo en este momento una casa sin utilizar, podríais dormir bajo techo, si aceptáis”. Hablamos un rato para analizar a este curioso personaje y juzgar la honestidad de su propuesta. Acabamos aceptando aún algo recelosos; por lo que nos fijamos bien a dónde se va a por la llave del supuesto refugio, y le seguimos alerta. La casa está prácticamente en ruinas y completamente vacía y aunque no se puede ni cerrar por dentro, evitamos llamar la atención y estamos bajo techo, que no es poco. A pesar del ambiente de casa encantada o de guarida de narcotraficantes, ya es algo tarde,  así que conseguimos tener nuestro merecido descanso, gracias a la bondad (puesta en duda :( ) de este misterioso hombre.

La nuit se passe bien, nous remercions l'homme pour son aide désintéressée et partons au centre-ville pour prendre un moto-taxi jusqu'à la réserve naturelle. D’un air amusé, le conducteur attache tant bien que mal nos affaires à l'arrière. Marina s’interroge jusqu’à voir que des sous-vêtements pendent de son sac : oups… on fait comme on peut pour sécher nos affaires propres ! ^^ La campagne alterne entre des cultures variées et des boisements ayant résisté à l'avancée de l'homme.
Tras agradecer al chico por su ayuda desinteresada, regresamos al centro para coger un moto-taxi hasta la reserva natural. El conductor ata a duras penas nuestro equipaje en la parte de atrás y se le escapa una risa nerviosa. Marina le lanza una mirada interrogante y él señala el sujetador que tiene colgado de la mochila: Oups… ¡secamos la ropa lavada como podemos..! ^^ El paisaje alterna entre cultivos variados y zonas boscosas que resistieron el avance del hombre.

Nous n'avons pas suffisamment d'argent pour payer l'intégralité du montant au chauffeur, rendez-vous est donc pris pour qu'il nous récupère dans deux jours. Nous faisons connaissance avec les responsables et les guides de la réserve Santa Elena, très sympathiques. Les 1000 ha de cette réserve sont protégés par une association locale, qui organise des balades en barque à moteur sous forme de tourisme rural. Il n'y a pas foule car le projet existe depuis peu et n'est pas encore très connu. Le tourisme peine à se développer dans la région, notamment par manque de communication et de moyens. Nous indiquons que c'est Lenin qui nous envoie et notre balade en barque est planifiée au lendemain matin.
No tenemos suficiente dinero para pagar el moto-taxi así que quedamos en dos días para que nos venga a buscar. Conocemos a los responsables y a los guías de la reserva Santa Elena, muy simpáticos. Las 1000 Ha de esta reserva están protegidas por una asociación local que organiza paseos en barca en forma de turismo rural. Pero no hay turistas, no hace mucho que existe el proyecto y aún no es muy conocido. El turismo comienza apenas a desarrollarse en la región, sobre todo por falta de comunicación y de medios. Al decir que nos envía Lenin, nuestro paseo se programa para la mañana siguiente.


Entrée de la réserve Santa Elena 
Entrada de la reserva Santa Elena 


Daniel Llatas, un jeune de 17 ans passionné de nature nous présente un dépliant sur lequel figure un aperçu de l'extraordinaire richesse ornithologique du site, qui compte environ autant d'espèces d'oiseaux que la France entière !! On se détend dans les hamacs mais les armées de moustiques finissent par avoir raison de notre patience ! Nous sommes chez eux après tout. L'après-midi Auner, le président de l'association, nous emmène à quelques kilomètres de là : nous sommes invités au goûter de Noël des écoliers du hameau. On monte à trois sur la moto (baptême de moto original pour Marina), ce qui ne nous surprend plus beaucoup. Chocolat chaud et panettone aux fruits confits, c'est trop d'honneur :D Il fait lourd, on ne se croirait pas à une semaine de Noël ! Les enfants sont tout sourire au moment de recevoir leurs petits cadeaux sous le porche de la maison fabriquée en terre et en taule. Ca respire la simplicité et le bonheur par ici... D'autres ont l'air bien plus dubitatifs et pas vraiment habitués à être gâtés. On discute un long moment avec Daniel, le jeune guide de la réserve, particulièrement instruit et ambitieux. Une petite fille amoureuse des français en pince pour Valentin ^^ La maison appartient aux parents de Auner, qui nous invitent à dîner ce soir. Nous n'aurions jamais pu espérer un tel accueil. Riz, banane plantain, poulet (œufs pour Marina) et refresco maison : de vrais coqs en pâte.
Daniel Llatas, un joven de 17 años apasionado de la naturaleza, nos enseña un folleto que recoge la extraordinaria riqueza ornitológica del lugar, ¡casi tantas especies de aves como en toda Francia! Descansamos en las hamacas, pero los ejércitos de mosquitos nos acaban venciendo, ¡al fin y al cabo estamos en su territorio! Por la tarde, Auner, presidente de la asociación, nos lleva a algunos kilómetros de allí: nos invitan a la merienda navideña de los niños de la aldea. Nos montamos los 3 en una moto (¡Primer viaje en moto de Marina!), lo que en realidad ya no nos sorprende. Una taza de chocolate caliente y un trozo de panettone, qué honor :D Hace bochorno, no creemos que estemos a una semana de navidad! Los niños no pierden la sonrisa al recibir los pequeños regalos bajo el porche de la casa de barro, algunos parecen incluso dudar por la falta de costumbre de ser agasajados. Por aquí se respira la simplicidad de la felicidad. Hablamos largo rato con Daniel y nos impresiona enormemente lo instruido, interesado y ambicioso que es. Una joven enamorada de los franceses estaba coladita por Valentin ^^ La casa pertenece a los padres de Auner, quienes nos invitan a cenar esa noche. Nunca hubiéramos esperado tal recibimiento. Arroz, plátano verde, pollo (huevos para Marina) y refresco casero; ¡a cuerpo de rey!

Le goûter de Noël des enfants du village
La merienda de Navidad de los niños del pueblo




Daniel Llatas, jeune guide de la réserve
Daniel Llatas, talentoso guía de la reserva











Nous plantons la tente à l'entrée de la réserve et on nous met le bloc sanitaire à disposition. On se réveille vers 5 heures pour profiter du réveil de la jungle. Un bruit impressionnant retentit, à mi-chemin entre le souffle d'une tempête et le rugissement d'un tigre ! C'est l'heure où les singes hurleurs roux (Alouatta seniculus) sont les plus actifs, faisant retentir leur cri à un bon kilomètre à la ronde. Bien entendu, plus on s'enfonce dans la réserve et plus grandes sont les chances d'apercevoir des singes, mais nous avons opté pour le tour le plus court d'une durée de deux heures. Le bateau quitte le ponton d'embarcation vers 6h. Auner coupe rapidement les moteurs afin de nous laisser glisser sur les eaux claires dans le sens du courant.
Ponemos la tienda en la entrada de la reserva y nos abren los servicios higiénicos. Nos despertamos sobre las 5 a.m. para disfrutar del amanecer de la selva. Un ruido sobrecogedor nos sorprende, una mezcla entre vendaval y el rugido de un tigre nos pone los pelos de punta . Es la hora en la que los monos aulladores rojos (Alouatta seniculus) están más activos, hacen resonar su grito a más de un kilómetro a la redonda, ¡en marcha!. Comenzamos el paseo de dos horas a las 6 a.m., ilusionados, nos dejamos conducir por las aguas claras.

Nous sommes tout de suite envoûtés par la sérénité des lieux. La végétation est luxuriante mais laisse rapidement place à une grande zone plus ouverte traversée par des toucans, des loriots et d'innombrables autres espèces d'oiseaux. Nous voici spectateurs d'une symphonie que seule la nature est en mesure de nous offrir. Les singes hurleurs sont toujours affairés à leur vie sociale pour le moins bruyante ; nous nous rapprochons d'eux peu à peu. On entre à nouveau dans la forêt. Sur les berges la végétation rivalise d'originalité ; on observe notamment des arbres à échasses (palétuviers) et d'immenses renacos, ou "arbres qui marchent", dont les racines traversent littéralement la rivière pour gagner du terrain en se replantant sur la rive voisine ! Dans certaines régions de l'Amazonie, cet arbre aux racines très profondes symbolise l'esprit de l'homme de la forêt qui s'enracine dans la réalité à la recherche de son identité. Dans la tradition, le renaco renvoie également à l'égoïsme des hommes puisqu'il ne supporte aucune concurrence de la part des autres espèces végétales, qu'il s'empresse d'étouffer, d'où son surnom de matapalo ("tue-bâton").
Enseguida nos sentimos hechizamos por la serenidad que nos rodea. La vegetación es exuberante, pero pronto da lugar una gran zona más abierta donde atraviesan tucanes, oropéndolas, y muchas especies más. Somos unos simples espectadores de una sinfonía que sólo la naturaleza es capaz de ofrecernos. Los monos aulladores están ocupados en su bulliciosa vida social y, nosotros, nos vamos acercando poco a poco con los ojos como platos. Entramos de nuevo en el bosque, en las orillas la vegetación compite en originalidad; observamos sobre todo los árboles zancudos (mangles) e inmensos renacos o “árboles que caminan”, cuyas raíces atraviesan literalmente el río para ganar espacio ¡replantándose en la orilla vecina! En algunas regiones de la Amazonía, este árbol con raíces muy profundas simboliza el espíritu del hombre del bosque que se enraíza en la realidad en búsqueda de su identidad. En la tradición, el renaco recuerda al egoísmo de los hombres, pues no soporta la competencia de otras especies vegetales, apresurándose en asfixiarlas, de ahí su apodo de matapalo


Début de la balade à travers les méandres de la forêt inondée
Principio del paseo a través de los meandros del bosque inundable 



















Des airs de mangrove / Aspecto de manglar


Les pieds dans l'eau
Los pies en el agua










La chance est de notre côté, un ouistiti se pose sur une branche à quelques mètres de l'embarcation. Plus loin, nous percevons des mouvements dans la canopée : nous sommes épiés par des capucins qui évoluent à une trentaine de mètres au-dessus de nos têtes... Peu après, le silence est de mise, on ose à peine respirer... on devine des flashs couleur de feu à travers les branchages... un groupe de singes hurleurs comptant des adultes et des bébés ! Leur agilité est prodigieuse. Des mâles continuent de se faire entendre, le groupe ne semble pas du tout préoccupé par notre présence bien qu'il veille à garder ses distances. Pas tout à fait remis de nos émotions mais toujours aux aguets, nous surprenons l'atterrissage sur une branche d'un grand rapace noir à tête rouge. Il n'est qu'à trois ou quatre mètres de hauteur et le bateau passe près de lui mais il ne semble guère y prêter attention.
La suerte nos sonríe, un tití se posa sobre una rama a escasos metros de la embarcación. Más lejos, nos llama la atención el movimiento en las copas de los árboles, miramos atentamente: ¡unos capuchinos nos están espiando desplazándose  a unos treinta metros de nuestras cabezas!. Poco después se impone el silencio, no nos atrevemos a respirar si quiera… El guía señala al lateral y aparecen flashes de color fuego entre las ramas… un grupo de monos aulladores ¡adultos y crías! Su agilidad es prodigiosa. Los machos siguen haciéndose oír, el grupo no parece preocuparse lo más mínimo por nuestra presencia, aunque guardan las distancias. Aún con taquicardia  sin recuperarnos de nuestras emociones (pero siempre al acecho), nos sorprende el aterrizaje sobre una rama de una gran rapaz negra de cabeza roja. No está a más de 3 o 4 metros de altura y el barco pasa cerca de él pero no parece prestar la menor atención.
Ouistiti / Tití

























Urubu à tête jaune (Cathartes burrovianus), rapace charognard d'environ 1m60 d'envergure vivant dans les marais et les basses terres inondables / Aura sabanera ( Cathartes burrocianus), rapaz carroñera de aproximadamente 1m60 de envergadura. Vive en pantanos y tierras bajas inundables.




Ponton abandonné, ambiance pirates... / Pontón abandonado con ambiente pirata

Il est déjà temps de faire demi-tour et de redémarrer le moteur pour revenir à contre-courant... Difficile d'imaginer à quoi doit ressembler cette jungle si l'on avait continué à s'y enfoncer !
Ya toca dar media vuelta y encender el motor para regresar a contra-corriente… ¡Cuesta imaginar lo que veríamos en esta jungla de haber continuado río abajo!

Au retour, Valentin est surpris par un mouvement furtif dans l'eau, était-ce une loutre géante (Pteronura brasiliensis). Auner nous explique en effet que cette espèce est présente dans la réserve. Notre guide arrête ensuite l'embarcation et nous montre une tâche marron dans un arbre situé sur la berge, tout près de nous. "A votre avis, c'est un oiseau ou une feuille morte ?" Il nous faut scruter attentivement dans les moindres détails pour déceler la réponse, il s'agit bien d'un oiseau ! Auner le voit régulièrement perché sur cet arbre. Sa posture immobile, sa forme, sa couleur marron et ses tâches blanchâtres identiques à celles des feuilles mortes de l'arbre lui permettent de se fondre dans le décor et de passer ainsi totalement inaperçu, grandiose...
Un movimiento furtivo en el agua sorprende a Valentin, Auner explica que se trata de una nutria gigante (Pteronura brasiliensis). Detiene el motor, señala una mancha marrón en un árbol en la orilla muy cerca de nosotros y pregunta “¿Qué pensáis, es un pájaro o una hoja seca?”. Tenemos que mirar bien cada detalle para hallar la respuesta, ¡¡¡se trata de un pájaro!!! Auner lo ve regularmente escondido en este árbol. Su posición inmóvil, su forma, su color marrón y sus manchas blancas idénticas a las de las hojas muertas del árbol le permiten fundirse en el paisaje y pasar totalmente desapercibido, sin palabras…
La feuille... / La hoja...
... et l'oiseau !/ ...y ¡el pájaro!











Nous apercevons encore quelques singes malgré le bruit du moteur et regagnons finalement le ponton d'embarcation, l'esprit rêveur après une telle immersion. On vous laisse imaginer à quel point ces observations de singes sauvages sont pour nous l'accomplissement d'un véritable rêve d'enfance devenu réalité! :) Qu'il est difficile après cela d'imaginer leurs congénères enfermés dans un zoo...
Vemos aún algunos monos a pesar del ruido del motor y regresamos al pontón de la embarcación, con el espíritu soñador después de tal inmersión. Ya os imaginaréis hasta qué punto estas observaciones han sido un verdadero sueño hecho realidad… J
Qué duro es después de lo que acabamos de vivir, el imaginar a sus congéneres encerrados en un zoo…
Capucin en ombre chinoise / Capuchino en sombras chinas
Embarcadère / Embarcadero






Petit lézard... / Pequeño lagarto...
... déployant son fanon gulaire, une membrane de peau située sous la gorge
... desplegando su bolsa gular, una membrana de piel situada en la región cervical.




Voici une vidéo que nous avons trouvée sur internet pour vous donner un aperçu de loutres géantes et d'un singe hurleur roux :
Aquí os dejamos un vídeo que encontramos de nutrias gigantes y de un mono aullador rojo :

Et ci-dessous la page Facebook de la réserve, n’hésitez pas à la visiter si l’occasion se présente à vous, un vrai aradis !
Y a continuación la página de Facebook de la reserva, que no dudéis en visitar si la ocasión se presenta, es la misma definición de paraíso:

Enfin, la vidéo promotionnelle réalisée par Lenin, de belles images :
Finalmente, el vídeo divulgativo realizado por Lenin, con preciosas imágenes:

Grâce à Lenin, Auner nous fait une belle réduction. Nous pensions ensuite lui dire au revoir mais il nous a réservé une dernière surprise. Il nous emmène à nouveau chez ses parents puis nous traversons la route pour aller visiter les ateliers de transformation de la canne à sucre en panelas (pains de sucre) naturels et non raffinés :) Deux vieux messieurs nous présentent les cuves fumantes où baignent le précieux liquide sucré. Auner remplit un bol en coco pour nous faire goûter le jus de canne froid et chaud, quel délice !! A chaque fois que nous rendons le bol il le rempli à nouveau, l’occasion d’apprendre que si tu n’en veux plus il faut le rendre  mais à l’envers ! Nous les suivons ensuite dans le champ voisin où ils cultivent de nombreuses variétés de cannes. Ils sont passionnés et travaillent de manière artisanale, cet atelier construit il y a quelques années est une véritable fierté pour eux. Nous mesurons notre chance : combien de touristes ont la chance d'être accueillis de la sorte par des villageois, de manière purement désintéressée ?
Después de todo, pretendía no cobrarnos nada a cambio de dar a conocer el lugar y encima a la hora de despedirnos nos espera una última sorpresa. Nos lleva de nuevo a casa de sus padres y cruzamos la carretera para ir a visitar los talleres de transformación del azúcar de caña en panela (pan de azúcar) natural  sin refinar J Dos viejitos nos presentan los tanques humeantes donde almacenan su preciado líquido dulce. Auner llena un bol (una mitad de un coco), para que probemos el jugo de caña frío y caliente, ¡qué delicia! Al devolver el cuenco, nos lo volven a llenar! (Acabamos por aprender que cuando no quieres más hay que devolverlo boca-abajo). Nos guían a continuación hacia la chacra vecina donde cultivan numerosas variedades de cañas. Son unos apasionados y trabajan de manera artesanal, este taller construido hace ya muchos años es un verdadero orgullo para ellos. Nos damos cuenta de nuestra situación: ¿cuántos turistas tienen la suerte de ser acogidos por auténticos aldeanos de manera puramente desinteresada?

Atelier de tranformation de la canne à sucre en panelas
Taller de transformación de la caña de azúcar en panela


Dégustation du breuvage encore chaud :)
Degustación del brebaje aún caliente :)




Plantation de canne / Chacra de caña de azúcar


Un plant de yucca, dont le tubercule comestible est très utilisé en Amerique du Sud
Una planta de yuca, cuyo tubérculo comestible es muy utilizado en Latinoamérica























Nous remercions Auner puis repartons avec le chauffeur de moto-taxi qu'il a appelé, le même qu'à l'aller. Après quelques kilomètres, voilà que la moto tombe en panne. D'après lui un tuyau entre le moteur et le réservoir d'essence serait encrassé. Pas d'inquiétude, les gens sont débrouillards par ici ! Il entreprend d'aspirer à la bouche et de recracher les résidus qui obstruent. Autant vous dire qu'on se voyait mal l'aider sur ce coup là ! ^^ Nous voici finalement repartis pour arriver à bon port quelques minutes plus tard.

Agradecemos a Auner por todo y volvemos en el mismo moto-taxi. Después de algunos kilómetros, la moto se avería. Según él, un tubo entre el motor y el tanque de gasolina se atascó. No hay de qué preocuparse, la gente sabe arreglárselas muy bien aquí. ¡Se pone a absorber con su propia boca y a escupir los residuos que impedían el paso de la gasolina…! Alucinante. Hemos de reconocer que no nos veíamos ayudando en este caso… Finalmente conseguimos llegar a buen puerto.